et nan pas ici mais sur www.flickr.com/photos/photofactory !!!
c'est ma galerie photo, en attendant un vrai site web pro. Pour les images, sans textes ou presque (on pont aussi mettre des comments sur flickr), c'est plus pratique que le blog.
A+
20.5.07
11.5.07
l'ultime post
Hello à toutes et à tous!!
Et oui, une histoire commence souvent par "il était une fois" et se termine... non je n'ai pas beaucoup d'enfants!
Mais avant d'en finir avec ce blog dédié à mes aventures omanaises, je me dois de vous conter la dernière.
Il était originellement décidé qu'en fin de saison, toute l'équipe de Muscat Diving & Adventure Center se payerai un trip dans le Dhofar, cette province du sud dont nous rêvions tous. C'est vrai, j'avais un peu pris les devant en y faisant un crochet avec un de mes groupes. J'en étais revenu conquis, souhaitant y retourner pour y faire des photos plus à mon aise (faut dire qu'avec un groupe, tout sympa qu'il soit, j'ai d'autres préocupations...). Mais pour des raisons aussi diverses que nombreuses, le projet fait un plofff. C'est d'autant plus dommage que ça nous aurai permis d'être une dernière fois tous ensemble, car malgré quelques tensions, nous formions un team plutôt sympathique.
Mais c'est sans compter sur notre détermination, à Olivier et à moi-même!!! C'est donc en équipe restreinte que nous nous rendrons dans le sud. Ah ça on fait une belle paire!!!! Je peux tout de suite vous annoncer que ces six jours de trip auront été sous le signe de la grande rigolade!
La route du centre, qui traverse le "empty quarter", ce grand rien, je la connaissais déjà, bof bof... Aussi nous avons gagné la côte au nord est du désert de wahiba en traversant de superbes paysages, pour finalement gagner le village de Qurun, où nous avons passé notre permière nuit.
Avant de se coucher, nous étudions minutieusement le mouvement de la marée pour déterminer quand elle sera la plus basse. En effet, le lendemain, nous devrons rouler entre dunes et océan, sur la plage. Et par endroit, des dunes "fossiles", rocheuses, se rapprochent très près des flos, d'ou la nécéssité de la marée basse. D'après nos calculs aussi savants qu'astronomiques, ça devrai être tip top pour le début de matinée.
Levé à l'aube, on plie rapidement la tente, trempée. Un épais brouillard enveloppe la côte, l'air est saturé d'humidité jusqu'à plus soif, drôle de désert! Nous traversons Qurun qui se réveille doucement, quittons l'asphalte pour une piste qui nous mêne en quelques minutes sur la plage. Là surprise, la marée est haute! Décidément, la mer c'est pas notre élement, on est bien mieux dans nos montagnes... Mais bon c'est pas ça qui nous arrêterai hein? Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nous dégonflons nos pneus (pour rouler sur le sable c'est mieux), je passe en mode 4X4 et je met plein gaz sur la plage.
Nous avons environ 80 km à parcourir sur le littoral, devant nous échapper vers les terres (enfin dans les dunes) lorsque le passage devenait un peu trop aquatique. Nous avons une super bagnole, mais c'est quand même pas un sous marin! C'est donc avec des pointes à 90 km/h que nous filons pleins sud, au milieu des oiseaux de mer, entre le bleu des vagues et la blondeur des dunes.
Nous sortons sans problème de ce passage pour retrouver une route goudronnée un peu au nord de l'île de Masirah. Là nous rejoignons la route "32", qui tire toujours pleins sud, le long de la côte, jusqu'au Ras Madraka, un cap qui abrite un village homonyme, où nous passons notre seconde nuit. Le paysage était étonnament varié, toujours désertique, mais pas ce grand plat du centre. Ici il y a des reliefs, des petites montagnes tabulaires, des collines, quelques "forêts" d'acacia, et surtout la route est ponctuée de petits villages de pêcheurs/éleveurs.
Il est d'ailleur étonnant de voir partout, dans ces hameaux fait de bric et de broc, l'état construire des lotissement avec de belles maisons en dur, climatisée. C'est certe partout les mêmes, elles sont bien alignées et n'auront sûrement jamais le charme désuet des cabanes actuelles, mais quel gain de confort pour la population. Et quel effort pour maintenir la présence humaine dans des coins aussi isolés, alors que l'appel de Muscat et d'une vie plus facile se fait si fort!!!
C'est quand même cool d'avoir du pétrole...
Le jour trois, nous longeons encore la côte jusqu'au village de Sawqrah, fin provisoire de la route, et c'est plein ouest, sur une piste rocailleuse (la route "41") que nous rejoignons Shalim. Pour celà la piste traverse un plateau désertique, peut-être l'endroit le plus inhospitalier que j'avais jamais vu. De la pierraille, brulée par le soleil, pas un brin d'herbe, pas âmes qui vive. on se croirai sur mars. je peux vous assurer qu'à ce point là , même l'éventualité d'une simple crevaison vous fait froid dans le dos. C'est un paradoxe étant donné la chaleur, mais avec une seule voiture, on se sent vite vulnérable, et l'idée de moisir ici un peu trop longtemps nous incite à bien viser entre les pierres!
Nous arrivons à Shalim, nous sommes un vendredi, il est midi... A part le pompiste, qui est indien, tout le monde dans cette petite ville au milieu de nulle part est à la mosquée. Ambiance ville fantôme.
La route "41" continue vers l'ouest, via Marmul et ses champs de pétrole, puis c'est la "39" jusqu'à Thurmayrt. Belle traversée de désert, un peu plus monotone entre les deux dernières "villes". Et puis on a enfin vu à quoi ressemblait les puits de pétrole, c'est assez hallucinant.
De Thumrayt, nous rejoignons la route Muscat-Salalah. Il est 16h, mais on craque pour un byriany/poulet au goûter, avant de s'élever dans les montagnes du Dhofar, en quête d'un spot de bivouac.
Au cours de ce périple le long de l'océan indien, nous nous en sommes mis plein les mirettes. Des paysages toujours étonnant, beaucoup d'oiseaux, et une "attaque" de hyenes lors de notre bivouac à Madraka. Dans la nuit j'entends tinter les casseroles. Zut, encore un âne gourmand qui fout le souk dans la cuisine; je me lêve et chasse deux bestioles, trop petites pour être des ânes, mais bien trop grosses pour être de traditionnels chacals. Bon soit..., je range la bouffe dans la voiture et je me recouche tranquillou. On les a pas rentendues.
Au jour quatre, nous nous réveillons avec les chants des oiseaux dans les arbustes. Pas de doûte, nous sommes bien dans le Dhofar. Aujourd'hui, j'emmène Olivier dans le wadi Darbat. J'y étais déjà allé avec mon groupe, mais presque un mois et demis plus tard, quel changement! La plupart des arbes ont revêtus de belles feuilles vertes tendres, il y a beaucoup plus de fleurs. Nous sommes encore à deux mois du kareef (la mousson locale) mais la nature est déjà d'une exubérance hors norme pour le pays. Fidèle à sa réputation, le wadi nous offre sa richesse ornithologique sur un plateau: les tersiphones sont en pleine parade nuptiale, tout comme les tisserins. Un aigle de bonelli prend la pose. Il ne manque que le cobra pour compléter le tableau, mais en même temps nous ne sommes pas vraiment déçu de ne pas l'avoir croisé...
L'après midi, nous remontons sur les plateaux du Jebel Al Qara pour voir Tawi Atayr sinkhole (et un deuxieme aigle de bonelli), Taiq cave, puis nous fillons à l'est, sur le jebel Samhan. C'est dans ce chainon que ce trouve le pont culminant du Dhofar, à quelques 1812 m d'altitude. En fait de chaine de montagne, c'est un immense plateau qui s'arrête abruptement en une longue falaise de pas loin de 60 km. Autant vous dire que dormir sur un tel balcon fut un réel délice, d'autant qu'avec l'altitude, l'air était plus sec et la température optimale. En me baladant aux alentours de notre camp, je découvre dans la boue sèchée les traces d'un félin. J'apprendrai par la suite que le Jebel Samhan est en fait le "arabian leopard sanctuary". Trop la classe... va falloir que j'y retourne...
Le lendemain, nous redescendons par la "forêt" de baobab. Là aussi les feuilles commencent à poindre. Nous visitons toute la côte, avec une pause pittoresque à Sadah, petite ville endormie. Sur cette pointe sud est du pays, le granit du socle contiental arabique affleure. Outre le fait qu'il soit vieux de 800 millions d'années, le granit s'érode en un sable quasi blanc. Les plages que nous avons vu sont simplement splendides. Une eau turquoise, des dauphins et pas un touriste!!! Le rêve. Par contre il fait une chaleur à crever si bien que je craque en me jetant à l'eau. J'en ressort encore plus vite, après que mon pied ai touché un poisson plat indeterminé. Il y a ici des raies dont l'aiguillon caudal peut infliger de très sérieuses et douloureuses piqûres. Nous explorons aussi un canyon très tortureux, que nous baptiseront le Wadi r'Ladada. Aaaah... on ne se refait pas, mettez deux poêtes dans une voiture et laissez mijoter sous un soleil de plomb...;-)))
Nous passons la nuit au bord de la lagune du site archéologique de Khor Rori. une petite visite pour Olivier au matin et hop, on file à l'ouest, en direction du Yemen. Petite pause à Salalah pour s'acheter des sarungs, les robes pour hommes locales, bien que faîtes en indonésie. Comme la dernière fois, nous n'irons pas plus loin que le check point de l'armée sur le route du Yemen. On voudrai bien rentrer en France quand même, alors n'allons pas chatouiller les voisins... En échange on se tape une sieste de rêve sur le site du blowhole. En soirée on se pose dans les montagnes pour un dernier bivouac. Mais le vent froid et humide nous décide à partir après le repas. 20h30, départ pour Muscat. Au rythme d'une heure de conduite en alternance, nous arrivons sans souci et pas trop fatigués à 6h30 à la staff house. Ainsi nous pouvons accompagner Sue et Will, nos deux collègues anglais (pardon Sue est écossaise, c'est pas pareil!!!!), à l'aéroport.
Pour nous ce sera dans deux jours...
Et voilà, encore un bien joli trip et de bien beaux souvenir et trop de photos.... Le temps de les "processer", voilà pourquoi je vous ai tant fait attendre.
J'espère que ça valait le coup, que vous aurez tous pris un peu le soleil devant vos écran, à la maison ou au bureau (oui oui, y en a, je citerai pas de nom, qui lisent mon blog pendant leurs heures de travail. Attention maintenant ça va changer, Nicolas va vous mettre au boulot LOL!!!!!).
D'après ce que m'a dit mon petit doigt, il y aurai beacoup plus de lecteurs de ce blog que ne le laisse apparâître les commentaires, qui ne concernent que très peu de personnes. J'en suis ravi, mais n'ayant pas de statistiques de fréquentation, je ne mesure pas bien mon audimat.
Aussi si vous avez apprécié mes petites histoires, mes aventures, mes coups de gueules ou mes états d'âme, j'apprécierai qu'en retour vous mettiez un p'tit mot dans mes commentaires.
Merci à tous, et à bientôt!
Et oui, une histoire commence souvent par "il était une fois" et se termine... non je n'ai pas beaucoup d'enfants!
Mais avant d'en finir avec ce blog dédié à mes aventures omanaises, je me dois de vous conter la dernière.
Il était originellement décidé qu'en fin de saison, toute l'équipe de Muscat Diving & Adventure Center se payerai un trip dans le Dhofar, cette province du sud dont nous rêvions tous. C'est vrai, j'avais un peu pris les devant en y faisant un crochet avec un de mes groupes. J'en étais revenu conquis, souhaitant y retourner pour y faire des photos plus à mon aise (faut dire qu'avec un groupe, tout sympa qu'il soit, j'ai d'autres préocupations...). Mais pour des raisons aussi diverses que nombreuses, le projet fait un plofff. C'est d'autant plus dommage que ça nous aurai permis d'être une dernière fois tous ensemble, car malgré quelques tensions, nous formions un team plutôt sympathique.
Mais c'est sans compter sur notre détermination, à Olivier et à moi-même!!! C'est donc en équipe restreinte que nous nous rendrons dans le sud. Ah ça on fait une belle paire!!!! Je peux tout de suite vous annoncer que ces six jours de trip auront été sous le signe de la grande rigolade!
La route du centre, qui traverse le "empty quarter", ce grand rien, je la connaissais déjà, bof bof... Aussi nous avons gagné la côte au nord est du désert de wahiba en traversant de superbes paysages, pour finalement gagner le village de Qurun, où nous avons passé notre permière nuit.
Avant de se coucher, nous étudions minutieusement le mouvement de la marée pour déterminer quand elle sera la plus basse. En effet, le lendemain, nous devrons rouler entre dunes et océan, sur la plage. Et par endroit, des dunes "fossiles", rocheuses, se rapprochent très près des flos, d'ou la nécéssité de la marée basse. D'après nos calculs aussi savants qu'astronomiques, ça devrai être tip top pour le début de matinée.
Levé à l'aube, on plie rapidement la tente, trempée. Un épais brouillard enveloppe la côte, l'air est saturé d'humidité jusqu'à plus soif, drôle de désert! Nous traversons Qurun qui se réveille doucement, quittons l'asphalte pour une piste qui nous mêne en quelques minutes sur la plage. Là surprise, la marée est haute! Décidément, la mer c'est pas notre élement, on est bien mieux dans nos montagnes... Mais bon c'est pas ça qui nous arrêterai hein? Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nous dégonflons nos pneus (pour rouler sur le sable c'est mieux), je passe en mode 4X4 et je met plein gaz sur la plage.
Nous avons environ 80 km à parcourir sur le littoral, devant nous échapper vers les terres (enfin dans les dunes) lorsque le passage devenait un peu trop aquatique. Nous avons une super bagnole, mais c'est quand même pas un sous marin! C'est donc avec des pointes à 90 km/h que nous filons pleins sud, au milieu des oiseaux de mer, entre le bleu des vagues et la blondeur des dunes.
Nous sortons sans problème de ce passage pour retrouver une route goudronnée un peu au nord de l'île de Masirah. Là nous rejoignons la route "32", qui tire toujours pleins sud, le long de la côte, jusqu'au Ras Madraka, un cap qui abrite un village homonyme, où nous passons notre seconde nuit. Le paysage était étonnament varié, toujours désertique, mais pas ce grand plat du centre. Ici il y a des reliefs, des petites montagnes tabulaires, des collines, quelques "forêts" d'acacia, et surtout la route est ponctuée de petits villages de pêcheurs/éleveurs.
Il est d'ailleur étonnant de voir partout, dans ces hameaux fait de bric et de broc, l'état construire des lotissement avec de belles maisons en dur, climatisée. C'est certe partout les mêmes, elles sont bien alignées et n'auront sûrement jamais le charme désuet des cabanes actuelles, mais quel gain de confort pour la population. Et quel effort pour maintenir la présence humaine dans des coins aussi isolés, alors que l'appel de Muscat et d'une vie plus facile se fait si fort!!!
C'est quand même cool d'avoir du pétrole...
Le jour trois, nous longeons encore la côte jusqu'au village de Sawqrah, fin provisoire de la route, et c'est plein ouest, sur une piste rocailleuse (la route "41") que nous rejoignons Shalim. Pour celà la piste traverse un plateau désertique, peut-être l'endroit le plus inhospitalier que j'avais jamais vu. De la pierraille, brulée par le soleil, pas un brin d'herbe, pas âmes qui vive. on se croirai sur mars. je peux vous assurer qu'à ce point là , même l'éventualité d'une simple crevaison vous fait froid dans le dos. C'est un paradoxe étant donné la chaleur, mais avec une seule voiture, on se sent vite vulnérable, et l'idée de moisir ici un peu trop longtemps nous incite à bien viser entre les pierres!
Nous arrivons à Shalim, nous sommes un vendredi, il est midi... A part le pompiste, qui est indien, tout le monde dans cette petite ville au milieu de nulle part est à la mosquée. Ambiance ville fantôme.
La route "41" continue vers l'ouest, via Marmul et ses champs de pétrole, puis c'est la "39" jusqu'à Thurmayrt. Belle traversée de désert, un peu plus monotone entre les deux dernières "villes". Et puis on a enfin vu à quoi ressemblait les puits de pétrole, c'est assez hallucinant.
De Thumrayt, nous rejoignons la route Muscat-Salalah. Il est 16h, mais on craque pour un byriany/poulet au goûter, avant de s'élever dans les montagnes du Dhofar, en quête d'un spot de bivouac.
Au cours de ce périple le long de l'océan indien, nous nous en sommes mis plein les mirettes. Des paysages toujours étonnant, beaucoup d'oiseaux, et une "attaque" de hyenes lors de notre bivouac à Madraka. Dans la nuit j'entends tinter les casseroles. Zut, encore un âne gourmand qui fout le souk dans la cuisine; je me lêve et chasse deux bestioles, trop petites pour être des ânes, mais bien trop grosses pour être de traditionnels chacals. Bon soit..., je range la bouffe dans la voiture et je me recouche tranquillou. On les a pas rentendues.
Au jour quatre, nous nous réveillons avec les chants des oiseaux dans les arbustes. Pas de doûte, nous sommes bien dans le Dhofar. Aujourd'hui, j'emmène Olivier dans le wadi Darbat. J'y étais déjà allé avec mon groupe, mais presque un mois et demis plus tard, quel changement! La plupart des arbes ont revêtus de belles feuilles vertes tendres, il y a beaucoup plus de fleurs. Nous sommes encore à deux mois du kareef (la mousson locale) mais la nature est déjà d'une exubérance hors norme pour le pays. Fidèle à sa réputation, le wadi nous offre sa richesse ornithologique sur un plateau: les tersiphones sont en pleine parade nuptiale, tout comme les tisserins. Un aigle de bonelli prend la pose. Il ne manque que le cobra pour compléter le tableau, mais en même temps nous ne sommes pas vraiment déçu de ne pas l'avoir croisé...
L'après midi, nous remontons sur les plateaux du Jebel Al Qara pour voir Tawi Atayr sinkhole (et un deuxieme aigle de bonelli), Taiq cave, puis nous fillons à l'est, sur le jebel Samhan. C'est dans ce chainon que ce trouve le pont culminant du Dhofar, à quelques 1812 m d'altitude. En fait de chaine de montagne, c'est un immense plateau qui s'arrête abruptement en une longue falaise de pas loin de 60 km. Autant vous dire que dormir sur un tel balcon fut un réel délice, d'autant qu'avec l'altitude, l'air était plus sec et la température optimale. En me baladant aux alentours de notre camp, je découvre dans la boue sèchée les traces d'un félin. J'apprendrai par la suite que le Jebel Samhan est en fait le "arabian leopard sanctuary". Trop la classe... va falloir que j'y retourne...
Le lendemain, nous redescendons par la "forêt" de baobab. Là aussi les feuilles commencent à poindre. Nous visitons toute la côte, avec une pause pittoresque à Sadah, petite ville endormie. Sur cette pointe sud est du pays, le granit du socle contiental arabique affleure. Outre le fait qu'il soit vieux de 800 millions d'années, le granit s'érode en un sable quasi blanc. Les plages que nous avons vu sont simplement splendides. Une eau turquoise, des dauphins et pas un touriste!!! Le rêve. Par contre il fait une chaleur à crever si bien que je craque en me jetant à l'eau. J'en ressort encore plus vite, après que mon pied ai touché un poisson plat indeterminé. Il y a ici des raies dont l'aiguillon caudal peut infliger de très sérieuses et douloureuses piqûres. Nous explorons aussi un canyon très tortureux, que nous baptiseront le Wadi r'Ladada. Aaaah... on ne se refait pas, mettez deux poêtes dans une voiture et laissez mijoter sous un soleil de plomb...;-)))
Nous passons la nuit au bord de la lagune du site archéologique de Khor Rori. une petite visite pour Olivier au matin et hop, on file à l'ouest, en direction du Yemen. Petite pause à Salalah pour s'acheter des sarungs, les robes pour hommes locales, bien que faîtes en indonésie. Comme la dernière fois, nous n'irons pas plus loin que le check point de l'armée sur le route du Yemen. On voudrai bien rentrer en France quand même, alors n'allons pas chatouiller les voisins... En échange on se tape une sieste de rêve sur le site du blowhole. En soirée on se pose dans les montagnes pour un dernier bivouac. Mais le vent froid et humide nous décide à partir après le repas. 20h30, départ pour Muscat. Au rythme d'une heure de conduite en alternance, nous arrivons sans souci et pas trop fatigués à 6h30 à la staff house. Ainsi nous pouvons accompagner Sue et Will, nos deux collègues anglais (pardon Sue est écossaise, c'est pas pareil!!!!), à l'aéroport.
Pour nous ce sera dans deux jours...
Et voilà, encore un bien joli trip et de bien beaux souvenir et trop de photos.... Le temps de les "processer", voilà pourquoi je vous ai tant fait attendre.
J'espère que ça valait le coup, que vous aurez tous pris un peu le soleil devant vos écran, à la maison ou au bureau (oui oui, y en a, je citerai pas de nom, qui lisent mon blog pendant leurs heures de travail. Attention maintenant ça va changer, Nicolas va vous mettre au boulot LOL!!!!!).
D'après ce que m'a dit mon petit doigt, il y aurai beacoup plus de lecteurs de ce blog que ne le laisse apparâître les commentaires, qui ne concernent que très peu de personnes. J'en suis ravi, mais n'ayant pas de statistiques de fréquentation, je ne mesure pas bien mon audimat.
Aussi si vous avez apprécié mes petites histoires, mes aventures, mes coups de gueules ou mes états d'âme, j'apprécierai qu'en retour vous mettiez un p'tit mot dans mes commentaires.
Merci à tous, et à bientôt!
29.4.07
I'm back!!!!!
Hello everybody!!!!
Voilà enfin un message pour rassurer tout mes fans (je crois que je pourrai écrire "toutes mes fans"). Yes je suis enfin de retour en France pris entre deux tours d'une éléctions présidentielles, avec des perspectives pas bien ragoutantes. je crois que je vais vite repartir!!!
Bon je me suis fais un second trip dans le Dhofar, cette fois juste avec mon pote et collègue Olivier. Trop trop bien!!!! On à découvert des coins vraiment magnifiques, vu des tonnes de bêtes à plume, des dauphins, une attaque nocturne de hyènes (brrrrrr.....).
Bon j'ai un sacré paquet d'images à passer à la moulinette avant de vous faire un vrai résumé de ce dernier trip.
Sinon je suis rentré avant hier sur Paris: très bonne bringue à la Favela Chic, un bar super cool, bien que très Bobo.... Merci Max t'assure toujours les plans fiesta quand je me pointe (trop rarement dans la capitale)!
Et re-bringue hier soir à Annecy... punaie là je commence à fatiguer un peu, mais bon, aller encore une ou deux....!!!!
A+
Voilà enfin un message pour rassurer tout mes fans (je crois que je pourrai écrire "toutes mes fans"). Yes je suis enfin de retour en France pris entre deux tours d'une éléctions présidentielles, avec des perspectives pas bien ragoutantes. je crois que je vais vite repartir!!!
Bon je me suis fais un second trip dans le Dhofar, cette fois juste avec mon pote et collègue Olivier. Trop trop bien!!!! On à découvert des coins vraiment magnifiques, vu des tonnes de bêtes à plume, des dauphins, une attaque nocturne de hyènes (brrrrrr.....).
Bon j'ai un sacré paquet d'images à passer à la moulinette avant de vous faire un vrai résumé de ce dernier trip.
Sinon je suis rentré avant hier sur Paris: très bonne bringue à la Favela Chic, un bar super cool, bien que très Bobo.... Merci Max t'assure toujours les plans fiesta quand je me pointe (trop rarement dans la capitale)!
Et re-bringue hier soir à Annecy... punaie là je commence à fatiguer un peu, mais bon, aller encore une ou deux....!!!!
A+
3.4.07
Petites promenades...
Le hasard est ainsi fait que mon chemin croise celui de photographes qui par leurs encouragements et leurs compliments, m'incitent à faire encore et encore des photos.
Et le hasard fait que ces photographes sont des femmes... Stéphanie, Véronique et dernièrement Jen, toutes ont pour point commun de booster ma motivation pour photographier ce qui m'entoure.
Comme j'ai un peu de temps libre avant mon dernier circuit, je le met à profit pour capturer les images que je n'ai pas encore réalisées avant mon retour tout proche.
Cette belle mosquée de style byzantin, pas très loin derrière le bureau... Des gosses qui jouent avant d'aller étudier le Coran à la madrassa... Un âne ou un paysage insolite comme on en trouve en nombre à Oman...
Faudra ensuite que je trouve à "commercialiser" tout ça puisqu'aux dires de certaines, mes images en valent la peine. Moi comme d'habitude, je suis jamais completement satisfait, mais je crois que je vais y croire un peu, juste pour voir ce qui se passera...
Donc je vous livre un peu de mes dernières productions:
Et le hasard fait que ces photographes sont des femmes... Stéphanie, Véronique et dernièrement Jen, toutes ont pour point commun de booster ma motivation pour photographier ce qui m'entoure.
Comme j'ai un peu de temps libre avant mon dernier circuit, je le met à profit pour capturer les images que je n'ai pas encore réalisées avant mon retour tout proche.
Cette belle mosquée de style byzantin, pas très loin derrière le bureau... Des gosses qui jouent avant d'aller étudier le Coran à la madrassa... Un âne ou un paysage insolite comme on en trouve en nombre à Oman...
Faudra ensuite que je trouve à "commercialiser" tout ça puisqu'aux dires de certaines, mes images en valent la peine. Moi comme d'habitude, je suis jamais completement satisfait, mais je crois que je vais y croire un peu, juste pour voir ce qui se passera...
Donc je vous livre un peu de mes dernières productions:
29.3.07
Majilis Al Jins
Parce que je ne suis pas là pour enfiler des perles..., un petit détour dans les profondeurs de Majilis Al Jins, "le salon des esprits", s'imposait à moi comme une évidence. Profitant d'une expédition à visée photographique organisée pour deux confrères (Mark, australien et Jen, étasunienne...), Olivier et moi-même nous sommes greffés au team pour un voyage étonnant!
La cavité de Majilis est plus qu'une simple grotte, c'est tout simplement le deuxième plus gros trou d'emmental de la planète! Située dans les entrailles du plateau de Selma, dans l'Hajar oriental, dominant le petit village de Fins, c'est déjà une petite aventure que de s'y rendre. La piste qui monte là est l'une des pires que je connaisse à Oman, mais pour nous c'est un peu devenu la routine...
Partis lundi dans l'après midi de Muscat, nous bivouaquons sur le plateau afin de pouvoir profiter de toute la journée du mardi pour notre exploration. Une bonne nuit et un bon petit dej et toute notre équipe (Rob, Justin, Sasha, Mark, Jen, Olivier et moi) se rend non loin de là, au bord d'un des trois trous qui percent le gigantesque plafond. On descendra par le trou dit de la "letterbox", le plus petit, mais aussi celui qui débouche au plus haut de la voûte: un rappel de 195 m dont 170 m en "fil d'araignée", une fois passé le plafond!
Pendant que Justin et Rob installent les trois rappels, j'étudie les angles de prises de vue, tout comme mes deux confrères. Puis, comme je ne peux pas m'empêcher de faire des trucs débiles, je saute par dessus le trou, histoire de faire monter un peu l'adrénaline. Et v'la t'y pas que je dois sauter au moins quatre fois afin que Jen et Mark puissent shooter "that crazy french"!!! One more please? On voit que c'est pas eux qui sautent...
Bon trêve de rigolade, je suis le premier à descendre au fond, Justin restant au relais juste au dessus du plafond (pour vérifier que chacun fait bien la bonne manip de corde, là t'as pas de seconde chance...). C'est donc boîtier en bandoulière que je me laisse glisser lentement dans le sombre conduit vertical de la "letterbox". Arrivé dans la pénombre, je découvre soudain le fond de la cavité, très lumineux, loin, très loin en bas! Je me vache au relais et change mon descendeur de corde puis, la descente vertigineuse et sans fin commence vraiment. Rapidement, je passe la voûte et je peux enfin mesurer les dimensions de la cavité au sein de laquelle je me glisse: ÉNORME!!!
C'est tellement grand que je manque de repères, je ne vois même pas les cordes arriver au sol. Je vous donne quelques chiffres, mais cela ne vous donnera qu'une maigre idée de la réalité. La surface totale de Majilis atteint presque 6 hectares (58 000 m2 pour être précis), la hauteur de la voûte mesure entre 170 et 120 m, ce qui nous donne un volume d'environ 4 millions de m3. On pourrai entreposer là dedans, ailes contre ailes, pas moins de 12 boeing 747!!!
Pendu, minuscule, au bout de ma corde qui ne semble n'être plus qu'un fil, je fais quelques poses dans ma descente pour prendre quelques clichés et admirer... et puis hop, je touche enfin le sol.
J'atterris dans une zone caillouteuse, au milieu de cadavres et de squelettes de chèvres, ainsi que de morceaux de vêtements féminins. Les habitants du plateau, éleveurs de biquettes, sont très superstitieux et la croyance veut que la cavité soit le domicile d'esprits (les fameux Jins). Ils ont du faire quelques offrandes, je ne crois pas que ces chèvres, si habiles, soient tombées d'elles même ici-bas. Une fois débarrassé de ma corde, je relève les yeux et savoure le spectacle qui s'offre à moi, c'est superbe, gigantissime, bref, c'est un peu dur de trouver les mots pour décrire un truc pareil.
je déploie mon trépied et je pars à la recherche de bons point de vue pour shooter la descente de mes compagnons. Par endroits le sol est couvert d'une épaisse et très fine poussière ocre, soufflée par les vents du plateau, s'accumulant lentement ici. Au bout d'un moment de vois Mark descendre, puis Sasha et enfin Olivier, Jen et Justin. Nous passerons ainsi pratiquement trois heures au fond, passant du rôle de photographe à celui de taupe model et vice versa. Premier en bas, dernier à remonter. Justin veux que je m'assure que Jen ait correctement raccordé son équipement de remontée. Elle quitte bientôt le sol, rejoignant à la poignée jumard le reste de l'équipe, déjà au soleil. Entre ma descente et le moment où je commence à remonter, il s'est écoulé environ 4h et je n'ai mangé que quelques biscuits. Au bout de 50 m je suis essoufflé, les bras déjà tout daubés, et j'ai l'impression que le plafond et encore très loin, très haut au dessus de moi. Bon je vais y aller pas série de 10 tractions. Mais rapidement, l'hypoglycémie me gagne et je dois m'arrêter tout les 5 mouvements, puis tout les 3.... A ce rythme, je ne regagnerai jamais la surface. Justin, au relais, m'encourage. puis d'un coup un bruit de chute de pierres et Justin qui gueule des "fuck". Je suis à mi-chemin, une pierre tombe au dessus de moi et je n'ai aucune possibilité de me sauver. Je met mes bras sur mon casque, en espérant que la pierre aura la bonne idée de ne pas me percuter. Je l'entend passer tout près, puis c'est le grand fracas en bas! Ouf!!!! Faut pas que je traîne là, allez non de dieu, je dois bien avoir encore un peu de jus dans les bras!!!!
Je peux vous dire que j'étais bien content d'arriver dans le tube de la letterbox, puis de déboucher enfin au soleil, avec les autres, fourbu mais vivant.
Moralité, faut jamais descendre dans un trou sans son sandwich!!!
Et maintenant les photos:
La cavité de Majilis est plus qu'une simple grotte, c'est tout simplement le deuxième plus gros trou d'emmental de la planète! Située dans les entrailles du plateau de Selma, dans l'Hajar oriental, dominant le petit village de Fins, c'est déjà une petite aventure que de s'y rendre. La piste qui monte là est l'une des pires que je connaisse à Oman, mais pour nous c'est un peu devenu la routine...
Partis lundi dans l'après midi de Muscat, nous bivouaquons sur le plateau afin de pouvoir profiter de toute la journée du mardi pour notre exploration. Une bonne nuit et un bon petit dej et toute notre équipe (Rob, Justin, Sasha, Mark, Jen, Olivier et moi) se rend non loin de là, au bord d'un des trois trous qui percent le gigantesque plafond. On descendra par le trou dit de la "letterbox", le plus petit, mais aussi celui qui débouche au plus haut de la voûte: un rappel de 195 m dont 170 m en "fil d'araignée", une fois passé le plafond!
Pendant que Justin et Rob installent les trois rappels, j'étudie les angles de prises de vue, tout comme mes deux confrères. Puis, comme je ne peux pas m'empêcher de faire des trucs débiles, je saute par dessus le trou, histoire de faire monter un peu l'adrénaline. Et v'la t'y pas que je dois sauter au moins quatre fois afin que Jen et Mark puissent shooter "that crazy french"!!! One more please? On voit que c'est pas eux qui sautent...
Bon trêve de rigolade, je suis le premier à descendre au fond, Justin restant au relais juste au dessus du plafond (pour vérifier que chacun fait bien la bonne manip de corde, là t'as pas de seconde chance...). C'est donc boîtier en bandoulière que je me laisse glisser lentement dans le sombre conduit vertical de la "letterbox". Arrivé dans la pénombre, je découvre soudain le fond de la cavité, très lumineux, loin, très loin en bas! Je me vache au relais et change mon descendeur de corde puis, la descente vertigineuse et sans fin commence vraiment. Rapidement, je passe la voûte et je peux enfin mesurer les dimensions de la cavité au sein de laquelle je me glisse: ÉNORME!!!
C'est tellement grand que je manque de repères, je ne vois même pas les cordes arriver au sol. Je vous donne quelques chiffres, mais cela ne vous donnera qu'une maigre idée de la réalité. La surface totale de Majilis atteint presque 6 hectares (58 000 m2 pour être précis), la hauteur de la voûte mesure entre 170 et 120 m, ce qui nous donne un volume d'environ 4 millions de m3. On pourrai entreposer là dedans, ailes contre ailes, pas moins de 12 boeing 747!!!
Pendu, minuscule, au bout de ma corde qui ne semble n'être plus qu'un fil, je fais quelques poses dans ma descente pour prendre quelques clichés et admirer... et puis hop, je touche enfin le sol.
J'atterris dans une zone caillouteuse, au milieu de cadavres et de squelettes de chèvres, ainsi que de morceaux de vêtements féminins. Les habitants du plateau, éleveurs de biquettes, sont très superstitieux et la croyance veut que la cavité soit le domicile d'esprits (les fameux Jins). Ils ont du faire quelques offrandes, je ne crois pas que ces chèvres, si habiles, soient tombées d'elles même ici-bas. Une fois débarrassé de ma corde, je relève les yeux et savoure le spectacle qui s'offre à moi, c'est superbe, gigantissime, bref, c'est un peu dur de trouver les mots pour décrire un truc pareil.
je déploie mon trépied et je pars à la recherche de bons point de vue pour shooter la descente de mes compagnons. Par endroits le sol est couvert d'une épaisse et très fine poussière ocre, soufflée par les vents du plateau, s'accumulant lentement ici. Au bout d'un moment de vois Mark descendre, puis Sasha et enfin Olivier, Jen et Justin. Nous passerons ainsi pratiquement trois heures au fond, passant du rôle de photographe à celui de taupe model et vice versa. Premier en bas, dernier à remonter. Justin veux que je m'assure que Jen ait correctement raccordé son équipement de remontée. Elle quitte bientôt le sol, rejoignant à la poignée jumard le reste de l'équipe, déjà au soleil. Entre ma descente et le moment où je commence à remonter, il s'est écoulé environ 4h et je n'ai mangé que quelques biscuits. Au bout de 50 m je suis essoufflé, les bras déjà tout daubés, et j'ai l'impression que le plafond et encore très loin, très haut au dessus de moi. Bon je vais y aller pas série de 10 tractions. Mais rapidement, l'hypoglycémie me gagne et je dois m'arrêter tout les 5 mouvements, puis tout les 3.... A ce rythme, je ne regagnerai jamais la surface. Justin, au relais, m'encourage. puis d'un coup un bruit de chute de pierres et Justin qui gueule des "fuck". Je suis à mi-chemin, une pierre tombe au dessus de moi et je n'ai aucune possibilité de me sauver. Je met mes bras sur mon casque, en espérant que la pierre aura la bonne idée de ne pas me percuter. Je l'entend passer tout près, puis c'est le grand fracas en bas! Ouf!!!! Faut pas que je traîne là, allez non de dieu, je dois bien avoir encore un peu de jus dans les bras!!!!
Je peux vous dire que j'étais bien content d'arriver dans le tube de la letterbox, puis de déboucher enfin au soleil, avec les autres, fourbu mais vivant.
Moralité, faut jamais descendre dans un trou sans son sandwich!!!
Et maintenant les photos:
26.3.07
The MEGA trip !!!
Bon voila les images de mon super mega trip!!!!
J'ai pas le temps de vous en dire plus faut que je me sauve pour le Selma plateau, on va descendre jouer au prof Lidenbrock (cf Jules Verne) demain dans le Majilis al Jins, la 2ème plus grande cavité au monde!!
Je reviens demain soir avec des photos du centre de la terre et je pourrai vous conter mon trip!!
Et hop, me voilà de retour de la subsurface terrestre, pour enfin vous conter mes dernières aventures (ou presque lol!!).
Donc comme vous le savez, je suis parti en trip pour 12 jours pour mon avant dernier circuit de la saison. On commence plutôt classiquement par la côte de l'Ajjar oriental, les wadi Taab, Shaab et Tiwi. Bon déjà, comme l'accès au Selma plateau est quelque peu malaisé depuis les orages de cet hiver, j'adapte le programme et notre fine équipe part pour une jolie rando, direction Kahf Tahry cave.
Comme vous pouvez vous en rendre compte (à l'aide d'une loupe...), y a bien des humains au beau milieu de cette immense grotte. Je peux vous dire que nous avons tous apprécié son ombre et sa fraîcheur, parce que l'air de rien, avec la fin de l'hiver, ça commence vraiment à cogner sévère par ici!!
La suite du circuit se déroule normalement: les tortues à Ras Al Jinz, puis les dunes de Whahiba. Toujours dans l'adaptation du programme, nous dormons une seconde nuit dans le sable. En début de nuit, un bon vieux vent du sud se lève et nous dormons alors vraiment dans le sable. Nos dents crissent de bon matin sur les tartines, mais le hic, c'est que le ciel est très chargé, franchement menaçant...
Nous levons le camp, direction l'Akhdar, les montagnes centrales. On essuye déjà les premiers grains sur la route et lorsque nous arrivons au pied du Saiq Plateau, nous découvrons le wadi Al Mudayin en crue!
Alors là, pas question de monter sur le plateau en pleine tempête, re-changement de programme, nous partons visiter Nizwa. Là le wadi qui traverse la ville la coupe littéralement en deux, c'est énorme!!! J'installe notre groupe dans un hôtel pour la nuit, me demandant bien comment continuer notre trip. Nous devrions passer 5 jours à faire des balades et des randos dans les montagnes de l'Akhdar, mais avec cette crue, tout les wadi sont défoncés et les accès sont pour la plupart bloqués...
Avec Ibrahim, on se dit que nous pouvons tenter un échappatoire par le sud et nous proposons au groupe cette alternative: passer les prochains jours dans la province du Dhofar, tout en bas du pays. Mais on prévient bien tout le monde: nous ne connaissons pour ainsi dire rien de cette partie du pays, ça va être de l'aventure, la vrai!
Un coup de fil pour prévenir Rob (mon boss, un peu surpris...) et hop, la décision est prise, demain nous traverserons l'immense désert qui nous sépare sur un peu plus de 800 km de Salalah, la capitale du Dhofar.
Autant être honnête, cette traversée est plus que monotone, je pensais pas qu'il existait sur terre des endroit aussi plat et aussi vide... C 'est hallucinant, mais mis à part quelques petits coffee shop et stations essences (ambiance "Bagdad café"), y a rien de visible à 360°.
Un jour de descente, un autre pour le retour, et trois belles journées à explorer cette région très différente de l'Oman du nord, un autre pays! Ici viennent mourir les moussons en été. On trouve donc des forêts (avec des arbres dedans!!!), des vaches et tout plein de choses qui font que le Dhofar est vraiment un coin à part.
Je crois que tout le monde a été satisfait de notre "stratégie du sud", même si nous avons du avaler presque 2000 km de plus! On s'est approché à quelques 80 km du Yemen, mais la présence d'un important check-point de l'armée ne nous pas pas du tout donné envie d'aller voir d'encore plus près le turbulent voisin ;-)) !!
Je vous livre en vrac quelques images de cette région, vous en aurez d'autres, nous y retournons fin avril pour un vrai repérage!
Au même endroit, on trouve des "blowholes". La houle de l'océan indien s'engouffre dans le littoral rocheux avant de jaillir tel un geyser!
Sur les montagne côtières, en "route" vers le Yemen.
Une flore très particulière se développe ici dans des conditions climatiques tout aussi spéciales.
De l'autre côté (à l'est de Salalah), il y a encore des montagnes, et caché dans un vallon, une petite forêt de... baobab!!!!!!
Au menu, du culturel également, avec le site de Khor Rori,
le vestige d'une ville vieille de 2400 ans,
qui abritait selon la légende le palais de reine de Saba.
Si y a des champollion en herbe parmis vous, je veux bien de l'aide pour déchiffrer
ces inscriptions lol!!!
J'ai pas le temps de vous en dire plus faut que je me sauve pour le Selma plateau, on va descendre jouer au prof Lidenbrock (cf Jules Verne) demain dans le Majilis al Jins, la 2ème plus grande cavité au monde!!
Je reviens demain soir avec des photos du centre de la terre et je pourrai vous conter mon trip!!
Et hop, me voilà de retour de la subsurface terrestre, pour enfin vous conter mes dernières aventures (ou presque lol!!).
Donc comme vous le savez, je suis parti en trip pour 12 jours pour mon avant dernier circuit de la saison. On commence plutôt classiquement par la côte de l'Ajjar oriental, les wadi Taab, Shaab et Tiwi. Bon déjà, comme l'accès au Selma plateau est quelque peu malaisé depuis les orages de cet hiver, j'adapte le programme et notre fine équipe part pour une jolie rando, direction Kahf Tahry cave.
Comme vous pouvez vous en rendre compte (à l'aide d'une loupe...), y a bien des humains au beau milieu de cette immense grotte. Je peux vous dire que nous avons tous apprécié son ombre et sa fraîcheur, parce que l'air de rien, avec la fin de l'hiver, ça commence vraiment à cogner sévère par ici!!La suite du circuit se déroule normalement: les tortues à Ras Al Jinz, puis les dunes de Whahiba. Toujours dans l'adaptation du programme, nous dormons une seconde nuit dans le sable. En début de nuit, un bon vieux vent du sud se lève et nous dormons alors vraiment dans le sable. Nos dents crissent de bon matin sur les tartines, mais le hic, c'est que le ciel est très chargé, franchement menaçant...
Nous levons le camp, direction l'Akhdar, les montagnes centrales. On essuye déjà les premiers grains sur la route et lorsque nous arrivons au pied du Saiq Plateau, nous découvrons le wadi Al Mudayin en crue!
Alors là, pas question de monter sur le plateau en pleine tempête, re-changement de programme, nous partons visiter Nizwa. Là le wadi qui traverse la ville la coupe littéralement en deux, c'est énorme!!! J'installe notre groupe dans un hôtel pour la nuit, me demandant bien comment continuer notre trip. Nous devrions passer 5 jours à faire des balades et des randos dans les montagnes de l'Akhdar, mais avec cette crue, tout les wadi sont défoncés et les accès sont pour la plupart bloqués...Avec Ibrahim, on se dit que nous pouvons tenter un échappatoire par le sud et nous proposons au groupe cette alternative: passer les prochains jours dans la province du Dhofar, tout en bas du pays. Mais on prévient bien tout le monde: nous ne connaissons pour ainsi dire rien de cette partie du pays, ça va être de l'aventure, la vrai!
Un coup de fil pour prévenir Rob (mon boss, un peu surpris...) et hop, la décision est prise, demain nous traverserons l'immense désert qui nous sépare sur un peu plus de 800 km de Salalah, la capitale du Dhofar.
Autant être honnête, cette traversée est plus que monotone, je pensais pas qu'il existait sur terre des endroit aussi plat et aussi vide... C 'est hallucinant, mais mis à part quelques petits coffee shop et stations essences (ambiance "Bagdad café"), y a rien de visible à 360°.
Un jour de descente, un autre pour le retour, et trois belles journées à explorer cette région très différente de l'Oman du nord, un autre pays! Ici viennent mourir les moussons en été. On trouve donc des forêts (avec des arbres dedans!!!), des vaches et tout plein de choses qui font que le Dhofar est vraiment un coin à part.
Je crois que tout le monde a été satisfait de notre "stratégie du sud", même si nous avons du avaler presque 2000 km de plus! On s'est approché à quelques 80 km du Yemen, mais la présence d'un important check-point de l'armée ne nous pas pas du tout donné envie d'aller voir d'encore plus près le turbulent voisin ;-)) !!
Je vous livre en vrac quelques images de cette région, vous en aurez d'autres, nous y retournons fin avril pour un vrai repérage!
Au même endroit, on trouve des "blowholes". La houle de l'océan indien s'engouffre dans le littoral rocheux avant de jaillir tel un geyser!
Sur les montagne côtières, en "route" vers le Yemen.Une flore très particulière se développe ici dans des conditions climatiques tout aussi spéciales.
De l'autre côté (à l'est de Salalah), il y a encore des montagnes, et caché dans un vallon, une petite forêt de... baobab!!!!!!
Au menu, du culturel également, avec le site de Khor Rori,le vestige d'une ville vieille de 2400 ans,
qui abritait selon la légende le palais de reine de Saba.
Si y a des champollion en herbe parmis vous, je veux bien de l'aide pour déchiffrer
ces inscriptions lol!!!
I don't want to grow up!!!
A+
(comme je vous l'ai écris, je reviens tout juste d'un tout autre périple, vertical cette fois... la suite demain.)
(comme je vous l'ai écris, je reviens tout juste d'un tout autre périple, vertical cette fois... la suite demain.)
11.3.07
Vive le WIFI !!!
Par ma magie de la technologie je suis entrain de faire un post sur ce blog via mon ordi portable, mais depuis l'aéroport de Dubai.
Vous devez dès lors bien vous demander ce que je fait à Dubai ce dimanche matin alors que je dois préparer mon nouveau circuit (mes clients arrivent ce soir...).
Et bien ça c'est la magie des renouvellements de visa et comme le mien expirait en plein circuit, je doit faire un aller-retour Muscat/Dubai/Muscat dans la matinée... Sympa comme dimanche matin....
Alors heureusement que l'hyper-moderne aéroport de Dubai frétille sous les ondes wifi, ça permet de passer le temps en attendant l'embarquement!
Bon je vous laisse, faut que je réfléchisse à ma liste de courses pour mon trip...
A+
Vous devez dès lors bien vous demander ce que je fait à Dubai ce dimanche matin alors que je dois préparer mon nouveau circuit (mes clients arrivent ce soir...).
Et bien ça c'est la magie des renouvellements de visa et comme le mien expirait en plein circuit, je doit faire un aller-retour Muscat/Dubai/Muscat dans la matinée... Sympa comme dimanche matin....
Alors heureusement que l'hyper-moderne aéroport de Dubai frétille sous les ondes wifi, ça permet de passer le temps en attendant l'embarquement!
Bon je vous laisse, faut que je réfléchisse à ma liste de courses pour mon trip...
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